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Adam Naas : « la musique, ça a été une forme d’exutoire pour moi »

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Romantique et passionné, Adam Naas forge son ADN musical dans la poésie moderne. Revenu il y a peu sur les ondes avec le titre « Please Come Back To Me », le jeune chanteur continue d’enchanter les écoutes. À l’occasion du MaMa Festival 2017, Live Arena a rencontré cet artiste lors d’une entrevue tout sourire. 

Live Arena : Qu’est-ce qui t’a poussé à faire de la musique ?

Adam : Ce qui m’a poussé à faire de la musique, c’est le fait que je n’arrivais pas trop à m’exprimer et dire ce que je pensais en parlant. Parler en chantant, c’était un peu plus simple. Je trouvais que dans le phrasé, il y avait quelque chose de plus romantique et même si c’est parfois difficile de faire passer ce sentiment, en chantant c’était toujours un peu mieux. Ça m’a vraiment aidé parce que j’étais parfois un peu violent et du coup, j’arrivais vraiment à m’exprimer un peu plus. La musique, ça a été une forme d’exutoire pour moi.

Live Arena : Tu as commencé ta carrière musicale avec le titre « Fading Away ». Qu’as-tu voulu à transmettre avec cette première composition ? 

Adam : Le titre « Fading Away », je l’ai écrit pour la fille de mon manager qui est une fille très importante dans ma vie et qui m’a poussé plus que personne d’autre à faire de la musique. Du coup, quand on était au lycée, forcément on découvre les préservatifs, l’alcool, on découvre les chagrins d’amour et l’amour aussi avant ça. Elle a un peu représenté tout ça pour moi et cette chanson, c’est un peu un hommage à cette fille. Quand j’ai sorti ce titre, j’ai eu la chance d’avoir des oreilles plutôt importantes dans le monde de l’industrie musicale qui m’ont entendu et qui sont venues me pêcher, comme une grosse carpe (rires).

Live Arena : On compare souvent ton style artistique à celui de James Blake. Que penses-tu de cette comparaison ? 

Adam : Maintenant, ça a un peu changé, j’entends d’autres comparaisons. Pour la comparaison avec James Blake, je suis très très heureux encore maintenant. Si je dois répondre sincèrement, l’électronica, c’est quelque chose que j’affectionne particulièrement mais c’est un peu comme un excès d’éclair au chocolat : quand j’en mange trop en une journée, ça me donne un peu mal au ventre. C’est un peu la même chose, je devais passer par là parce que c’était exactement le genre de musique que j’écoutais à ce moment-là. Après, c’est vrai que James Blake, ça reste quand même un pilier d’influence musicale et du coup je le prends très bien même si aujourd’hui, c’est un peu obsolète.

Live Arena : Ta première claque auditive, c’était quoi ? 

Adam : La première fois que j’ai compris que la musique était quelque chose d’absolu et qu’il n’y avait pas de règles ni de conditions pour faire de la chanson, c’est quand j’ai entendu le titre  « A Change Is Gonna Come » de Sam Cooke, qu’il a écrit pour l’émancipation des droits des afro-américains dans les sixties. Quand j’ai entendu cette chanson, c’était un peu le genre de moment où tu te prends une claque invisible et que tu as l’impression que c’est un fantôme qui t’a claqué mais en fait non, c’était juste la musique. Ce single m’a vraiment ouvert les portes de cet art et je me suis dis : « Si je fais de la musique, c’est comme ça que j’ai envie d’en faire ». Je n’ai pas vraiment envie de faire plaisir aux gens, j’ai juste envie d’écrire par les choses qui me touchent moi comme les relations entre les Hommes par exemple.

Live Arena : Que cherches-tu à transmettre dans tes morceaux ? 

Adam : Ça va peut-être paraître un peu égoïste de ma part mais je ne cherche pas trop à transmettre. La musique m’aide tout simplement et c’est un peu un exercice d’introspection. Ce qu’il faut se dire, c’est que quand tu fais de la musique ou toute autre forme d’art, tu passes beaucoup de temps avec toi-même et à réfléchir à ton existence. Tu dépenses beaucoup d’énergie. C’est vraiment une forme d’aide pour moi et du coup, si quelqu’un arrive à concevoir ne serait-ce qu’un écho de ce que je ressens, alors tant mieux. Ça m’arrive aussi avec des artistes et je trouve que c’est une forme de connivence entre nos émotions respectives. Si ça arrive avec d’autres personnes tant mieux mais ce n’est pas mon but premier. J’ai juste envie de m’amuser et d’être sincère.

Live Arena : En ce moment, tu en es où dans tes projets ? 

Adam : C’est toujours un peu flou mais je crois qu’on commence à arriver à une forme de route assez claire. Je suis en préparation de mon album mais comme j’aime beaucoup travailler avec les gens que j’apprécie beaucoup, je cherche encore mes coups de cœur autour de moi. J’en ai déjà trouvé quelques uns mais je continue. En ce moment, je compose et enregistre beaucoup donc je me concentre sur l’album parce qu’il faut croire qu’un EP, ça ne suffit pas. J’ai envie de ramener un peu tous les gens que j’aime sur ce projet et donc ça prend toujours un peu plus de temps.

Live Arena : Un dernier mot ? 

Adam : Il faut lire Harry Potter et regarder beaucoup de dessins animés. Je pense qu’un être humain n’est pas très sain s’il arrête de regarder des dessins animés. Il y a beaucoup de moralité et c’est une chose qu’on perd de plus en plus en devenant adulte. Donc oui, regarder les dessins animés et lire Harry Potter.

À propos de l’auteur

L'écriture a toujours été pour moi, une échappatoire. Fan cachée de reggae, je peux également écouter de la pop, du rock voire même du métal. Grande rêveuse à mes heures perdues, j'aime imaginer des scénarios improbables et romantiques sur des mélodies entraînantes.