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Christophe Willem : « J’ai appris à découvrir le personnage »

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1000 privilégiés ont eu la chance d’assister à l’unique hommage que Christophe Willem, en piano-voix avec le pianiste Yvan Cassard, a rendu à Michel Berger. D’une émotion intense, le chanteur n’était pourtant pas parti sur cette voie quand on lui a donné carte blanche des 33e Francofolies de La Rochelle. Rencontre. 

Live Arena : Comment avez-vous conçu cette création unique?

Christophe Willem : Quand on m’a contacté pour faire la carte blanche des Francofolies 2017, au début, je n’étais pas du tout parti sur Michel Berger. Je partais plutôt sur Zazie, sauf que c’était trop évident venant de moi. Les organisateurs ont souhaité m’emmener ailleurs. Ils ont réussi à me convaincre. J’ai appris à découvrir et à redécouvrir surtout, le personnage, son rapport avec la musique, le fait qu’il soit très connecté avec le piano, comme moi, du coup j’ai trouvé que ça avait du sens. Il y avait une forme d’évidence, qui est devenue encore plus forte quand on a travaillé avec Yvan Cassar, et que nous avons amené les chansons à leur essence même. Il y a quelque chose d’assez excitant, a essayer d’amener notre lecture personnelle de l’univers de Berger sans forcement, le dénaturer.

L.A. : Que représente Michel Berger pour vous?

Christophe : Pour être honnête, je connaissais les gros titres de Michel Berger, mais je n’ai pas été bercé par lui dans mon enfance. C’était un challenge: comment proposer une relecture musicale de quelqu’un que je ne connais pas à 100%. Au début, je prenais ça comme un handicap, et finalement, ce n’était pas si mal, j’ai découvert certains morceaux sans à priori, ni idées préconçues. Ça m’a permis une liberté plus grande.
Le principe c’est d’être autour du piano, pour avoir une vraie intimité. Nous voulions rendre hommage à l’auteur, du début à la fin de sa carrière. De France Gall, à Starmania, en passant par Johnny Hallyday, Diane Tell etc …

L.A. : Comment vous êtes vous approprié les chansons ?

Christophe : J’avais mes devoirs de vacances faits par Yvan Cassar. Il avait fait une première sélection d’à peu près 50 titres. Dans cette sélection, je me suis demandé ce que j’allais amené en plus, si j’allais pouvoir me l’approprier, est-ce que le texte me parlait, pour en faire quelque chose de personnel? Et ensuite, le vrai boulot à été de les mettre totalement à nue. On a répété pendant près de 3 mois uniquement en piano/voix. Et là, il n’y a plus aucun artifice, rien. Il n’y a que nous deux pour créer une dynamique sur les morceaux. Ça nous oblige à aller plus loin et à ne pas se reposer sur l’instrumentation des titres originaux.

L.A. : Quel titre a été le plus compliqué à travailler pour vous?

Christophe : « Cézanne peint » n’a pas été simple. Il est assez daté dans son registre. On a pas mal cherché, tâtonné et d’un seul coup ça a été une évidence quand on a remis le titre dans la tonalité originale de France Gall. Il y a une fragilité qui ressort du morceau et tout s’est révélé d’un coup, sur la fin du travail qu’on à fait.
A l’écouter c’est un titre très beau mélodiquement mais je n’arrivais pas à l’amener quelque part réellement, et maintenant, c’est un des titres avec lequel j’ai le plus de plaisir.

(Propos recueillis par Julia Bouchet) 

À propos de l’auteur

L'écriture a toujours été pour moi, une échappatoire. Fan cachée de reggae, je peux également écouter de la pop, du rock voire même du métal. Grande rêveuse à mes heures perdues, j'aime imaginer des scénarios improbables et romantiques sur des mélodies entraînantes.