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Tame Impala est un groupe de rock psychédélique né en 2007 à Perth, en Australie. A sa tête, le chanteur, guitariste et batteur Kevin Parker. La musique, l’artiste en est tombé amoureux très jeune. C’est aux côtés de son père qu’il fait ses débuts, reprenant les plus grandes légendes à l’instar des Beatles, les Beach Boys ou de Supertramp.

Naissance du groupe
Quelques années plus tard, le chanteur et multi-instrumentaliste se lance à la tête de son premier groupe avec le guitariste Luke Epstein , les Dee Dee Dump qui mêle des influences blues, jazz et rock psychédélique. A l’époque, ils remportent la deuxième place au AmpFest de 2005 et terminent troisièmes la même année au cours de la finale nationale de The Next Big Thing. En octobre 2006, les Dee Dee Dums ont remporté la finale nationale de la National Campus Band Competition. Vient le temps où le groupe change de nom et où Tame Impala voit le jour : un trio à la signature onirique qui, outre Parker, dévoile Jay Watson à la batterie et aux claviers et Dominic Simper à la basse. Epstein lui, continue de jouer avec Sugarpuss. Leurs références sont, là encore, celles de grands groupes qui ont marqué l’histoire de la musique : Pink Floyd, The Beatles, Cream ou encore Jefferson Airplane. Ils tirent leur nom de l’impala, une antilope de petite taille. Leur style musical provient d’une grande variété d’influences et ils se définissent eux-mêmes comme « a steady flowing psychedelic groove rock band that emphasizes dream-like melody.» . A ses débuts, le groupe démarre sur les chapeaux de roue, reprenant des titres de Blue Boy (Remember Me), d’Outkast (Prototype) mais aussi de Michael Jackson (Stranger In Moscow).

S’en suit les concerts à échelle internationale : le groupe se produit en première partie de MGMT, de Yeasayer, d’Arctic Monkeys, des Black Keys, l’occasion rêver de se faire un nom dans le monde entier. Début 2009, le trio s’engage dans une tournée en tête d’affiche en Australie et donne quelques concerts en Angleterre. Il enregistre à Londres (Angleterre) le single «Sundown Syndrome» dont la production est assurée Liam Watson, suivi d’une tournée en Australie en septembre et octobre de la même année.

Premier album : Inner Speaker
En mai 2010, l’album Inner Speaker arrive dans les bacs. Tout droit venu d’Angleterre, il déferle sa pop et son rock expérimental dans un grand nombre de pays jusqu’aux Etats Unis, dont la France au mois d’octobre. A l’intérieur de cet opus produit par David Fridmann (MGMT, Flaming Lips), une mélodie riche et aérienne, des riffs de guitare venus de ciel et une voix à la John Lennon qui nous plonge tout droit sur les scènes de Woodstock. Le disque connait une véritable ascension et lune véritable explosion médiatique qui s’orne de sujets sur le groupe très salués par la critique. Alors, c’est presque avec évidence que Tame Impala se retrouve sur les routes de la tournée mondiale, enchaînant les concerts (comme la première partie de MGMT lors de sa tournée américaine), avant de partir en Europe pour faire connaissance avec ses différents publics de la planète. Durant ce voyage remplis de shows, Kevin Parker et sa bande sont accompagnés de Nick Allbrook à la basse. Quelques mois plus tard en novembre, le groupe remporte le J Awards dans la catégorie «album de l’année» en Australie avant de repartir sur un nouveau projet.
Lonerism : le disque de la consécration
Deux années ont passé avant de réentendre l’aura diaphane du groupe : en 2012 nait leur second album Lonerism dont la pochette est illustrée par une photo des Jardins du Luxembourg à Paris. Parallèlement, le batteur français Julien Barbagallo rejoint le groupe. Entièrement produit et enregistré par Kevin Parker (sauf pour les morceaux «Apocalypse Dreams» et «Elephant» co-écrits par Jay Watson, claviste et pianiste), le disque se teinte de douze pistes d’arrangements de l’au-delà, de synthétiseurs analogiques et d’effets stéréos qui bercent ses titres comme «Mind Mischief» ou encore «Feels Like We Only Go Backwards» . A ce moment là, Tame Impala devient une référence dans le paysage musical. En mai 2013, Cam Avery (basse Pond, The Growl) remplace Nick Allbrook qui quitte le groupe. Nominé aux Grammy Awards, Lonerism lève enfin le voile sur la puissance Tame Impala : Alex Turner des Artics Monkeys en reprend un des plus grands titres tandis que Rihana sample «New person, Same Old Mistakes» sur son dernier album. Un succès fulgurant qui met en lumière le génie Kevin Parker, devenant un producteur très demandé. C’est d’ailleurs lui qui apporte son ADN presque magique au premier album des frenchies Melody’s Echo Chamber, Discodeine et Moodoïd mais aussi à l’opus Uptown Special de Mark Ronson en 2014. Le 18 mai 2013, via une annonce sur leur page Facebook, le groupe annonce le départ de Nick Allbrook, le bassiste souhaitant se concentrer sur d’autres projets. Il est remplacé par Cam Avery, musicien évoluant déjà dans la formation Pond, au même titre que Kevin Parker, Jay Watson et Nick Allbrook lui-même.
Un nouveau virage avec Currents
Le dernier et troisième disque du groupe, Currents, voit le jour en juillet 2015 à la Wave House (Western Australia), une maison près de la mer, celle-là même qui avait servi lors de la confection du premier essai Innerspeaker (2010). A ce moment là, le groupe change de label et passe chez Interscope Records pour problèmes de royalties. Quelques mois plus tôt, le premier extrait de huit minutes (qui s’habille désormais d’un clip extraordinaire, nous plongeant dans une histoire alambiquée) «Let It Happen» , avait été dévoilé et proposé en téléchargement gratuit. Ce nouveau-né, c’est le génie Kevin Parker qui l’a construit de ses mains, s’adonnant à un style un peu plus électro, mais toujours aussi psychédélique. Conçu dans l’avion, en voiture, à l’hôtel ou ailleurs depuis la finalisation de Lonerism en 2012, assemblé vers la fin 2014 et début 2015 chez lui à Fremantle en Australie, Kevin Parker a aussi donné naissance à un nouveau virage imprégnée des changements d’une vie et de ruptures amoureuses. Comme celle avec la chanteuse française Melody Prochet aka Melody’s Echo Chamber (un groupe mélangeant à la fois dream pop, néo-psychédélique et space rock) qui lui aura valu une très grande inspiration lyricale. « Yes, I’m Changing » comme il le chante, et on on ne peut que se laisser emporter dans ses émois. L’écriture y est audacieuse, et la pop psychotrope, comme dans l’incroyable morceau à succès «The Less I Know The Better» qui met en scène l’histoire d’amour entre une pom-pom girl et un gorille nommé Trévor : le pari d’une évolution d’identité très réussie pour le groupe, sans pour autant tomber dans le cliché rock. Dès lors, sur « Eventually », il parvient à réaliser que l’amour ne dure qu’à un moment déterminé. Sur des titres comme « Love/Paranoia », ses craintes l’étouffent tandis que sur « The Less I Know The Better », il affirme qu’il est dur de passer à autre chose. Après avoir réalisé ses erreurs sur « Cause I’m A Man », la raison prend le dessus sur « New Person, Same Old Mistakes » où il est question de changement personnel afin de se préparer aux futures expériences. Un changement de style donc, qui s’est teinté d’un sentiment partagé chez les fans. Pourtant, l’arrivée des sonorités électro, funk et disco et l’apparition des claviers nous feraient presque croiser au coin d’un morceau Daft Punk ou le King of Pop. Ce dernier album en date, c’est celui-là même qui a hypnotisé les foules françaises du festival Rock en Seine en 2016, donnant un ticket au groupe pour poursuivre son escale dans l’Hexagone au coeur des théâtres romains des Nuits de Fourvière à Lyon avec Mac DeMarco en première partie, au mois de juillet qui suivit. Des concerts de plus en plus hypnotiques où Kevin Parker débarque sur scène en bête de scène, les pieds nu, vêtu d’un t-shirt tie and die et entourée d’une aura à la fois sixties ou seventies, un peu comme les Pink Floyd ou Air. Une véritable balade dans le cosmos , à l’abri du monde et de ses déboires, là où plus rien ne peut nous atteindre. Cet ambiance relevée dans l’Hexagone, c’est celle qui traduit le succès fulgurant du groupe en France. D’ailleurs, Tame Impala est soulevé par de grands producteurs et diffuseurs à l’image de Live Nation et Radical Production, leur promettant de concerts dans les plus grandes salles qui deviennent, une fois les billets en vente sur tous les réseaux de billetterie à l’instar de Digitick et Ticketmaster, des lieux intimes à guichets fermés.
Et Après ?
Et après ?Depuis 2016, Tame Impala serait en pleine écriture de leur prochain opus, Kevin Parker s’adonnant en parallèle à ses productions solos comme la dernière en date sur le titre «Perfect Illusion» , issu du dernier album Joanne de Lady Gaga. Tout le monde se bat pour le Jésus en tongs, le Messie de Perth. Et quand on lui explique, il répond en toute humilité : «It’s funny, but I kind of knew it would be, just because of the way I was making songs, the way I was producing it. I sort of sensed that it wouldn’t just be an album that came and went. I had a feeling that it would take me other places.» . Quels que soient ses futurs projets, aujourd’hui la formation est très reconnue de par ses chefs d’oeuvre et ses lives considérés comme parmi les meilleurs de sa décennie. La France comme beaucoup de pays du monde entier jusqu’au Pérou, les attend de pieds fermes, prêt à les faire entrer sur les plus grandes scènes des festivals voire même qui sait, un Stade de France pour une tournée après 2018. Et pour cause : après le succès fulgurant de Currents, Tame Impala souhaite profiter d’un peu de repos pour se concentrer sur ses futurs projets : le groupe terminera sa tournée dans son pays d’origine le 30 juillet 2017 au Panorama Festival à New-York (US). Kevin Parker s’est d’ailleurs exprimé sur le sujet, laissant planer le mystère sur la suite ces événements : «Il y a certainement quelques autres choses à venir», at-il dit. «Vous ne devez pas être allumé pour se rendre compte de ce que je fais, et ce qui se passe … il y a juste une logique dans le monde de la musique, vous savez? Donc, il va y avoir d’autres choses» . La bande divine à Kevin Parker est désormais bien ancrée dans l’histoire de la musique et nous promet encore un long voyage nostalgique, planant, illuminé et jouissif.