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Eddy de Pretto : rencontre avec un Kid qui a tout d’un grand

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Les mots qui font frissonner, il les maîtrise à la perfection. Les textes qui font vibrer, il les offre sans limite. On peut le dire, Eddy de Pretto est une véritable révélation de la chanson française. Après avoir connu le succès avec son EP « Kid », le chanteur s’est confié au micro de Live Arena pour une entrevue qui ne ressemble à aucune autre.

Au détour d’un café parisien

C’était le mardi 28 novembre. Tandis que le froid recouvrait Paris, Eddy de Pretto s’installe à nos côtés dans un café rad comme il les aime. Quelques commentaires sur la décoration atypique et la commande d’un café allongé plus tard, le kid comme il se fait appeler, est fin prêt. À l’aise dans son sweat à capuche gris, la casquette vissée sur la tête, Eddy se dit « paré à toutes les questions ». Habitué donc, le chanteur nous laisse parler et délivre ses premières confidences. Quand on lui demande s’il est engagé dans certaines causes, Eddy remet quelque peu les pendules à l’heure.

Partons du début pour arriver jusqu’à l’ovni artistique qu’est Eddy de Pretto. Comment en est-il arrivé à faire de la musique ? Pourquoi les ondes ? D’où ça vient ? Les questions fusent tant elles sont nombreuses et les premières réponses ne tardent pas arriver. Place aux confidences donc par un « j’ai toujours voulu faire ça, j’ai toujours aimé la scène ». Théâtre, musique, Eddy de Pretto délaisse un peu plus sa carapace et discute de son parcours artistique rapidement couronné de succès. Rêveur, le chanteur explique : « Mon rêve était de faire de la musique mon métier et de faire de la scène tous les jours ». On le sait, son cœur a toujours balancé pour les ondes plutôt que l’écran ou les planches. Le pourquoi du comment lui, est aussi simple qu’un bonjour. Un petit parcours qui, aux yeux et aux oreilles de tous, a déjà tout d’un grand.

Côté muses, Eddy cite sans mal Jacques Brel, Edith Piaf, Aznavour, Barbara, Dalida, ces interprètes que sa mère écoutait et qui « criaient les mots, les incarnaient complètement ». Sans oublier bien-sûr les Diam’s et autres Sinik qui résonnaient dans sa cage d’escalier à Créteil, là où tout a finalement commencé. Au coin de son oreille donc, des grands chanteurs, des influences d’ici et d’ailleurs qui ont pris une place considérable et ont forgé son « ADN musical ».

J’écoute du XXX Tentation, du Frank Ocean et même du Céline Dion.

De gorgées en gorgées, de questions en réponses, en découle le processus de création. La question brûle les lèvres, comment un jeune artiste est passé aussi vite des coulisses au succès ? Certainement une culture et une inspiration que l’on qualifierait d’ovni, parce qu’au delà du talent. Ce qui est sûr en tout cas, c’est que le prodige « commence toujours par l’écriture », jugeant l’exercice comme étant « laborieux » pour lui. Quant aux mélodies, c’est plus fluide, elles lui « viennent assez instinctivement ». Derrière la forme, il y a le fond et notamment le pourquoi de ces textes, ces hymnes à la liberté qui touchent autant qu’ils chamboulent. Sur ce point, le sourire aux lèvres, Eddy de Pretto s’amuse du terme « un artiste non genre » qu’on lui affilie si souvent, rappelant qu’il parle avant tout d’un « style non-genré, non-stylé, non-cadré, non-codifié ». Voilà qui est dit.

A la base, je cherchais à défendre pas grand chose, je voulais simplement raconter mes histoires.

Loin d’être contre l’idée de devenir porte-parole de certains idéaux, il nous raconte à la volée que certains professeurs de français utilisent ses textes pour parler du genre, inspirés par le titre « Kid ». Étudié donc, chanté aussi, Eddy de Pretto reste interroge autant qu’il fascine et met un point d’honneur à prendre du recul sur certaines situations qui « touchent notre société actuelle ». En véritable machine à composer, Eddy de Pretto n’oublie pas pour autant d’être humble, se fiant toujours à « son instinct » et à « l’alignement des planètes », espérant que l’année 2018 sera prospère. Bien entouré, Eddy se dit « chanceux » quant au fait d’avoir une équipe qui l’a « entouré de cette manière » et qui lui a laissé une certaine liberté de composition et d’expression. Pour son premier album à venir, l’artiste voudrait proposer une quinzaine de titres, histoire de faire « un gros album ». Un second café commandé, la conversation se poursuit en toute sérénité. Lorsqu’on l’interroge sur les conseils qu’il donnerait à une personne qui souhaite se lancer dans la musique, le chanteur déclare qu’il faut avant tout « être malin », que « tout est une question de ressenti » et de « destin ». La vie, le travail, l’entourage, telle est donc la recette magique d’Eddy de Pretto, un artiste aussi complet qu’affirmé, aussi intéressé qu’intéressant qui puise son inspiration dans les livres de théâtre et dans les séries, à l’instar de « Kyle XY ».

Dans la vie comme sur la scène, il ne se balade jamais sans son iPhone. Quand on l’interroge sur le pourquoi du comment, la réponse est on ne peut plus claire, « Je lance mes morceaux avec, tout simplement. C’est ma façon à moi de faire de la musique. » Animé par le public et le spectacle vivant, le chanteur est catégorique lorsqu’il déclare que son premier amour, c’est avant tout la scène, la qualifiant même de « totalité » et de « cage aux lions ». Un Eddy x1000, qui en a dans le coffre. D’ailleurs quand on lui demande si le kid va devenir grand dans ses prochains projets, aucun doute n’est permis sur une ascension certaine : « Je travaille sur l’album qui arrivera en 2018. On prépare la tournée pour l’année prochaine ».

A très vite donc, le kid.

À propos de l’auteur

L'écriture a toujours été pour moi, une échappatoire. Fan cachée de reggae, je peux également écouter de la pop, du rock voire même du métal. Grande rêveuse à mes heures perdues, j'aime imaginer des scénarios improbables et romantiques sur des mélodies entraînantes.