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Les Déferlantes 2018 : retour sur une édition festive et ensoleillée

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À l’occasion de son douzième tour de piste très attendu, le festival des Déferlantes d’Argelès-sur-Mer a mis les petits plats dans les grands durant quatre jours de pure folie. Présent pour vibrer aux rythmes de cette nouvelle édition, Live Arena vous livre ses épopées ensoleillées et vous partage ses souvenirs inoubliables. 

Quatre jours iodés pour un 12ème anniversaire dignement célébré

On l’attendait impatiemment. On voulait goûter à son parfum iodé et à sa folie festive. Pour cette 12ème édition, ce nouvel anniversaire, les Déferlantes d’Argelès-sur-Mer se devaient de faire encore mieux qu’en 2017. Et ça n’a pas manqué ! À la vue de la programmation dévoilée quelques semaines auparavant, on se doutait que les festivaliers seraient en grand nombre et que l’ambiance serait forcément au rendez-vous. Avec Vianney, Shaka Ponk, Prophets of Rage ou encore Orelsan en têtes d’affiche, comment aurait-il pu en être autrement ? Nous voilà donc fin prêts à affronter la tempête de ce désormais grand rassemblement pour quatre jours intenses.

Samedi

À peine arrivés sur le site des Déferlantes, nous tombons sous le charme de ce cadre entre terre et mer. Premier rendez-vous pris, nous nous dirigeons au château de Valmy, espace réservé à la presse et montons les marches quatre à quatre. Une rencontre express et joyeuse avec les rockeurs de Portugal. The Man et nous voilà repartis pour explorer ce grand festival. Tradition oblige, le maire d’Argelès-sur-Mer, Antoine Parra, permet aux premiers festivaliers excités d’entrer dans cette danse en coupant le fameux et mythique ruban. Place désormais aux lives de nos artistes tant attendus et notamment au concert de Her qui ouvre à merveille le bal durant une heure de show. Les esprits encore essoufflés de cette performance, les chanteurs et groupes s’enchaînent sur la scène Paul Mas et la Mer.

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Her / ©️StéphaneBernault

Après Portugal. The Man et Les Négresses Vertes, Vianney arrive à son tour, fier avec sa guitare greffée dans les bras. Il joue, discute avec son public et plaisante. On dirait presque que les festivaliers sont venus pour lui, tant ils hurlent à tour de rôle son nom. Un show digne des plus grands artistes qui prouve que ce lionceau devenu lion a désormais tout gagné.

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Vianney / ©️StéphaneBernault

Mais la soirée est loin d’être terminée et les corps bouillants et présents le savent. Lenny Kravitz est attendu tel le messie pour pas moins d’une heure quarante-cinq de show intense et pétillant. C’est le début d’une belle soirée d’été qui mettra tous les esprits en transe. Ses classiques joués, ses lunettes retirées pour mieux voir les corps se déhancher, Lenny titille son public et lui provoque mille et une émotions. C’est beau, c’est fort.

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Lenny Kravitz / ©️StéphaneBernault

Dimanche

Si le dimanche est censé être un jour de repos, il n’en est rien avec les Déferlantes. De The Stranglers et ses instruments branchés sur 100 000 V, à NTM et ses classiques qui font perdre la tête en passant par le grand Francis Cabrel, les performances s’enchaînent sans jamais se ressembler. D’ailleurs, c’est ce dernier qui nous a littéralement mis des étoiles dans les yeux. En jouant ses titres « Je l’aime à mourir », « Petite Marie » ou « La dame de Haute-Savoie », Francis émerveille les nombreux festivaliers venus pour lui et les fait chanter, poumons ouverts. D’ailleurs, il semblerait que bon nombre d’entre eux aient pris leur place du dimanche uniquement pour assister à ce show. À peine entré sur scène, le chanteur prouve que les années n’ont pas effacé son talent et ça fait plaisir à voir.

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The Stranglers / ©️StéphaneBernault

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Francis Cabrel / ©️StéphaneBernault

Lundi

À peine reposés, nous repartons en selle, direction le troisième jour des festivités tendrement offertes par ce cher festival. Cette soirée, on l’attend avec beaucoup d’impatience, tant les artistes présents sont époustouflants. Pour débuter comme il se doit, nous rejoignons une équipe de journalistes pour discuter musique avec Eddy de Pretto. Sûr de lui, le jeune chanteur enchaîne les réponses, nous laissant sans voix face à tant de connaissances. Après lui vient Hollysiz qui nous parle de sa passion pour la musique bien faite, le tout sans filtres. Passionnée, l’artiste se confie et nous l’écoutons attentivement. Regonflés à bloc après avoir parlé féminisme et idéaux, nous sommes prêts à affronter la série de concerts nocturnes. Et ça commence bien avec le show maîtrisé de The Hunna, sous un soleil à son zénith.

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The Hunna / ©️StéphaneBernault

La soirée se poursuit comme elle a débuté, en beauté. Très attendu, Eddy de Pretto interprète ses singles, ceux qui ont fait sa renommée. « Fête de trop », « Kid », « Jimmy » et bien d’autres, le Kid maîtrise à la perfection son live et prouve qu’il n’a désormais plus peur de rien. Seulement accompagné de son batteur, l’iPhone calé dans la main, le chanteur enchaîne les morceaux avec un flow taillé pour faire danser.  Après lui, Hollysiz grimpe sur la scène opposée. Telle une lionne, la chanteuse pousse la voix et s’offre des déhanchés à couper le souffle. Véritable bête de scène, elle s’offrira même un bain de foule sur les épaules d’un vigile qui aura du mal à contrôler ses mouvements. Désormais habituée des Déferlantes (puisqu’elle y est déjà venue il y a quatre ans), Hollysiz maîtrise l’espace qui l’entoure et offre une performance à la hauteur de toutes les attentes.

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Eddy de Pretto / ©️StéphaneBernault

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Hollysiz / ©️StéphaneBernault

Alors que la nuit commence tout juste à tomber, l’excitation est toujours à son apogée. Et pour cause, nous nous préparons à recevoir les ondes déjantées des Prophets of Rage. Fidèle à ce qu’on lui connaît, le groupe fait lever les corps et entraîne sans la moindre difficulté. La casquette vissée sur la tête pour l’un, les lunettes greffées sur les yeux pour l’autre, ils mettent littéralement le feu et finissent d’achever nos corps. Mais ce troisième jour est loin d’être fini et un autre artiste est aussi attendu que les premiers.

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Prophets of Rage / ©️StéphaneBernault

Décor futuriste, arrivée calibrée, Orelsan est perfectionniste dans chacun de ses mouvements. Avec son album « La Fête est Finie » couronné de succès, le rappeur sait comment nous faire bouger. Un « Tout va bien » lâché à la figure de la foule, un « Basique » suivi par son culte « Défaite de Famille » prouvent que même en live Orelsan est un roi. Qu’il est fort ce rappeur venu de Caen … « avec une bouteille où tout le monde a bu dedans »… !

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Orelsan / ©️StéphaneBernault

Mardi

La journée débute difficilement. Nos membres sont encore embrumés de l’ambiance délirante de ses tout derniers jours. Seulement voilà, ce soir, c’est la dernière et il nous faut nous requinquer pour profiter. Nous voilà remontés à bloc, sacs au dos greffés sur les épaules, à nouveau prêts pour cette journée. Pressé de voir ce qu’Ofenbach, Liam Gallagher ou encore Shaka Ponk ont dans le ventre, nous apprenons avec tristesse que Massive Attack ne pourra assurer son show dû à des problèmes médicaux. Le programme change et nous sommes pressés de voir les premiers concerts se joués. Le duo électronique d’Ofenbach assure et entame un set chaud bouillant devant un public littéralement en furie. Alors que les Français sont en pleine euphorie dû au match gagné contre les Belges à la Coupe du Monde, Liam Gallagher entre en selle et plaisante de notre sort pour la finale. Cette blague essuyée, il entame son show sur les chapeaux de roues et nous offre même le luxe d’une interprétation de son « Wonderwall » composé à l’époque d’Oasis.

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Ofenbach / ©️StéphaneBernault

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Liam Gallagher / ©️StéphaneBernault

Même ambiance (voire encore plus explosive) lorsque la bande infernale de Shaka Ponk fait son entrée face à nous. Entre décors presque violents et musiciens survoltés, le duo de chanteurs ranime les corps pour les faire danser encore et encore. Sam, fidèle à elle-même, entame des envolées vocales totalement décoiffantes, suivie par son acolyte qui ambiance un peu plus les festivaliers. Ils sont beaux, ils sont forts et parviennent à rameuter les foules de la plus belle des manières.

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Shaka Ponk / ©️StéphaneBernault

Et alors que nos corps sont encore secoués de spasmes de tant d’énergie, voilà qu’il faut dire au revoir à celui qui nous a tant fait rêver. Cette édition, ce nouvel anniversaire tant attendu, tu l’as fêté dignement et énergiquement cher festival des Déferlantes que nous ne sommes pas prêts de l’oublier. De ton décor travaillé et magique à ta programmation taillée pour faire bouger, tu as su nous combler. Nous n’attendons désormais plus que de te retrouver l’année prochaine pour ton 13ème tour de piste.

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Déferlantes 2018 / ©️StéphaneBernault

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Déferlantes 2018 / ©️StéphaneBernault

À propos de l’auteur

L'écriture a toujours été pour moi, une échappatoire. Fan cachée de reggae, je peux également écouter de la pop et même du métal. Grande rêveuse à mes heures perdues, j'aime imaginer des scénarios improbables et romantiques sur des mélodies entraînantes.