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Naya : « la scène, je vois plus ça comme un ring maintenant »

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Un an après son EP, la talentueuse Naya s’apprête à sortir son tout premier album « Ruby » à la rentrée. Pour comprendre ce qui se trame dans la tête de cette jeune artiste prometteuse, Live Arena s’est laissé aller à une rencontre express sous le soleil de Paris. Focus. 

Live Arena : Tu t’apprêtes à faire le grand saut avec ton tout premier album « Ruby » qui sortira le 14 septembre. Comment tu appréhendes ça ?

Naya : Je suis assez stressée mais c’est du bon stress. Je suis excitée aussi parce que j’y travaille maintenant depuis deux ans sur cet album. J’ai hâte de savoir, de connaître l’avis du public et de voir les réactions aussi même si je les ai déjà eu en live parce que je les joue maintenant depuis un an sur scène. J’ai déjà pu avoir un retour. Mais là, en version studios, ça va vraiment être différent donc il me tarde vraiment beaucoup.

Live Arena : Depuis la sortie de ton EP « Blossom » l’année dernière, qu’est-ce qui a vraiment changé pour toi ? 

Naya : J’ai grandi, j’ai fait de plus en plus de concerts, j’ai fait beaucoup de premières parties notamment celles de Brigitte, BB Brunes. J’ai aussi fait pas mal de festivals, comme le Glastonbury en Angleterre qui était vraiment énorme ! Et au fur et à mesure de ces concerts, j’ai ressenti de plus en plus d’énergie et une envie encore plus de m’affirmer. Je marche avec des couleurs, j’aime bien mettre des couleurs sur mes morceaux et là j’avais envie de mettre une couleur prédominante pour cet album par exemple. J’ai choisi de mettre le rouge, parce que c’est la couleur de l’énergie, c’est pour moi, la couleur des concerts et de l’interaction avec le public. Ça attire aussi l’attention, je suis dans une position où je suis prête à bondir. Donc ce qui a changé, c’est que j’ai fait de plus en plus de concerts, la scène, je vois plus ça comme un ring maintenant (rires) où j’ai envie de me battre sur scène et d’aller chercher le public. Je suis maintenant lancée et je le serais encore plus avec la sortie de l’album parce que c’est quand même important la sortie d’un premier album, surtout à 18 ans.

Live Arena : Ton premier long format se baptise « Ruby ». Pourquoi ce nom ? Qu’as-tu cherché à partager avec cette création ? 

Naya : C’est surtout pour le côté précieux du premier album, c’est mon rubis, ma pierre précieuse que j’ai moi-même sculpté, fabriqué. Toutes les chansons qui font partie de cet album sont mes petits rubis que j’ai façonné et en même temps, il y a aussi la sonorité et la musicalité du mot. J’aime bien « Ruby », ça marchait bien avec Naya, ça fait un peu comme un nom de famille. Comme Naya avec « Blossom » mon premier EP. J’avais envie d’avoir un mot court aussi qui casse et que les gens puissent retenir facilement. Dans les chansons, je parle souvent du passage du monde adolescent au monde adulte, avec ce côté un peu d’insouciance parce que je l’ai composé entre mes 16 et 18 ans. Donc il y a ce côté jeune mais en même temps, ce côté où j’ai envie de plus en plus de m’affirmer et de dire « oui je suis jeune mais j’ai quand même des choses à dire et j’ai quand même des choses à défendre ». J’ai vraiment écris, composé, co-produit avec Valentin Marceau cet album donc je me suis vraiment impliquée à 100%. C’est mon projet, mon album, j’avais vraiment envie de montrer ça aux gens et de raconter mon histoire, mes expériences personnelles, mes relations et comment je vois le monde, un peu tout ça.

Live Arena : D’ailleurs, comment s’est déroulé le processus créatif ? Tu avais dû prendre le pli avec ton EP, non ?

Naya : Oui, c’est sûr. Sur l’EP, il y avait quelque chose de plus folk, de plus acoustique parce que j’ai commencé mes concerts en guitare-voix toute seule. Et ce côté folk, on le retrouve peut-être un peu moins sur l’album parce qu’il y a plus d’électro, un côté tribal sur certains morceaux. Après, je n’ai pas complètement changé depuis l’EP, c’était déjà un bon départ et j’ai surtout pris trois chansons de l’EP pour les mettre sur mon album donc je n’ai pas radicalement changé de style musique, au contraire, c’est surtout son prolongement avec mon évolution, mes influences musicales qui ont évoluées. Ce n’était qu’un EP, pas vraiment un album, du coup, c’était plus un avant-goût avec une belle présentation. Maintenant, il y a certainement plus de personnalités sur certains textes.

Live Arena : Tu proposes une version anglaise et une autre française. Tu préfères la langue de Shakespeare ou celle de Molière ? 

Naya : Je dirais les deux. J’ai sorti « A Girl on the Moon » en anglais puis ensuite « Une fille de lune » en français et je me suis rendue compte que les gens me donnaient autant de retours positifs sur la version anglaise que celle française. Je me suis dis qu’il ne fallait pas que je perde les gens qui aiment soit l’une soit l’autre, donc je me suis dis pourquoi pas faire deux versions pour chacun des morceaux de l’album pour ne pas décevoir justement les gens. Personnellement, ça m’a beaucoup apporté d’écrire en français, c’était beaucoup plus naturel pour moi d’écrire en anglais donc c’était vraiment un défi. En plus, je me suis donnée un mois pour écrire les cinq textes donc c’était vraiment très court. C’était un défi que j’ai essayé de relever, en tout cas, j’en suis assez fière. J’aime bien le résultat, ça me ressemble en plus. Après, j’aime beaucoup la langue de Shakespeare, j’adore l’anglais mais en même temps écrire en français, ça devient pour moi un peu plus naturel. D’ailleurs, en ce moment, j’écris beaucoup de chansons et plutôt en français. Mais bon, je sais que l’anglais va revenir à un moment donné parce que j’adore cette langue. Donc les deux.

Live Arena : Parmi tes onze nouveaux titres, tu as tes chouchous ? 

Naya : Oh oui (rires). J’adore chacun des morceaux sur l’album mais c’est vrai que la chanson qui ouvre l’opus je ne sais pas pourquoi mais depuis le début, c’est une chanson que j’ai adoré chanté en studios, que j’ai adoré écrire. Je ne savais pas trop où l’emmener au début, j’étais assez perdue parce qu’elle est assez répétitive et je me suis demandée si c’était vraiment intéressant de proposer ça. Je l’ai finalement essayé en live et comme c’est assez répétitif, les gens chantaient avec moi. Du coup, je me suis dis qu’on allait faire un truc de fous, on va mettre des basses, on va essayer de le produire un peu tribal et du coup, c’est mon chouchou. En live, je m’éclate à la chanter. Après toutes les chansons me ressemblent et c’est moi qui les ai composé donc je les aime toutes.

Live Arena : Tu as remixé cet album en Angleterre. C’était une façon pour toi de te rapprocher de tes pères musicaux ? 

Naya : J’ai enregistré l’album à Paris avec Valentin Marceau avec qui on s’est vraiment très bien entendu, on a fait la production ensemble et il a été mixé en Angleterre. C’était assez incroyable de travailler là-bas, la personne chargée de ça a su exactement regonfler les morceaux, leur donner encore plus de puissance et justement dans l’idée que je voulais m’affirmer, ça a été exactement ça. Et après l’Angleterre, c’est ça, c’est un rêve, c’est énorme, on a eu des contacts à Abbey Road pour moi. Encore plus avec ce que j’ai écoute depuis toute petite, forcément, c’était incroyable de pouvoir aller en Angleterre. Là, prochainement, on va retourner à Londres, j’ai pleins d’idées pour la suite, pour rebondir sur les prochains mois après l’album. J’ai pleins de projets, notamment un cet été. Ça va être chouette.

Live Arena : Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ? 

Naya : Pleins de concerts, je pense que c’est la base de mon projet. Là, je fais toute la tournée avec Charlie Winston, ça va être incroyable et il y a la date au Café de la Danse le 20 septembre qui va être super aussi ! Et tout ça jusqu’en 2019, il y aura certainement une tournée avec l’album. Ça s’annonce très bien (rires) !

À propos de l’auteur

L'écriture a toujours été pour moi, une échappatoire. Fan cachée de reggae, je peux également écouter de la pop et même du métal. Grande rêveuse à mes heures perdues, j'aime imaginer des scénarios improbables et romantiques sur des mélodies entraînantes.