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Petit Biscuit aux Déferlantes : « Si les gens sont là c’est pour s’en prendre plein la gueule »

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Oiseau de nuit, volute des ondes, Petit Biscuit dessine l’électro de sa passion depuis son plus jeune âge. Amoureux de l’obscurité naissante et des trésors qu’elle renferme, l’artiste vogue entre les aubes d’un autre monde, au grès d’un talent qu’il apprivoise avec une petite main de maitre qui a tout d’une grande. 

Live Arena : Comment s’est passé le BAC pour Mehdi ?

Petit Biscuit : Franchement ça va, très bien ! (Rires)

LA : Tu affoles les compteurs et les coeurs, comment gères-tu cette ascension fulgurante à 18 ans ?

PB : Je  gère très artistiquement en fait. Je pense pas à une ascension de popularité mais plutôt artistique dans le sens où j’ai énormément évolué depuis le début où j’ai commencé à faire de la musique, et c’est vrai qu’on le voit souvent du côté popularité pour les artistes. Moi je me dis que cette popularité, c’est peut être plus un symptôme qui découle de cette popularité artistique. En tout cas moi j’essaie d’avancer dans ce sens là, de rester dans l’évolution de mes musiques et dans la maturité qui va avec. J’ai fait énormément de pas et j’en ai encore énormément à faire, j’ai une longue route derrière moi !

LA : Une recette pour rester dans le mood ?

PB : Je gère ça du côté « image » de l’artiste. J’aime bien avoir à la fois du contact avec le public et créer une sorte de mystère pour garder une certaine distance. C’est important même si ce n’est pas dans le mauvais aspect des choses. Ca passe par exemple par les photos où je ne montre pas forcément toujours mon visage. C’est une question d’intimité…

LA : Petit Biscuit est né d’un métissage des ondes. Quel est l’héritage qui ne te quitte jamais ?

PB : C’est moi même (rires). C’est toute une éducation que mes parents m’ont filée entre rencontres et découvertes. Du coup je suis clairement inspiré par ce qu’il se passe dans le monde entier et pas forcément près de Chez moi. C’est pour ça que les musiques du monde m’inspirent en général, ça me donne une créativité à la fois sauvage et poétique. Au final il est là, l’héritage qui ne me quitte jamais.

LA : Ton rêve de petit garçon ?

PB : Je comprenais même pas. J’avais pas cette dimension d’artiste. J’écoutais sans vraiment comprendre, c’était juste profiter de la musique sans penser à son auteur. Tout ça, c’est maintenant que j’y pense. Du coup, je n’ai pas eu de rêve autour de la musique étant petit, je trouvais juste le côté artistique assez fou et c’est surtout ça qui attisait ma curiosité. Pas au point de devenir artiste à mon tour plus tard sauf qu’au final tu vois, j’avais beau lire des livres, faire pleins de trucs différents… Au final ce que je kiffais vraiment c’était la musique.

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© Boby

Sans cette ascension énorme je n’aurais jamais été là aujourd’hui.

LA : Qu’aimerais-tu dire à l’ « enfant de Soundcloud » que tu as été ?

PB : (Rires) Merci Internet tu vois ! Merci énormément parce que ça permet aujourd’hui de faire connaitre des artistes qui seraient à l’époque restés dans l’ombre, du moins pour un temps.  C’est la manière la plus simple et organique de partager au final, il n’y a pas d’intermédiaire avec les maisons de disque ou d’autres trucs pas toujours très sains. Et puis c’est ce qu’aime les gens, ils aiment les choses sans intermédiaire. Je pense que pour le côté artistique, si il y a un projet vraiment cool on va le découvrir à un moment ou à un autre. En tout cas moi sans cette ascension énorme je n’aurais jamais été là aujourd’hui. Ce serait peur être arrivé à 22 ou 23 ans…

LA : Tame Impala t’as insufflé son aura planante, Bonobo ses envies d’ailleurs. A quoi ressemble le laboratoire de Petit Biscuit ?

PB : J’écoute énormément de trucs et ça m’inspire inconsciemment. Après ça j’ai besoin de faire le vide dans ma tête parce que je ne peux pas et ne veux pas diverger de ces vagues. J’essaie de créer un truc à moi, ma mélodie, et du coup ça passe forcément par des artistes comme Tame Impala qui eux pour le coup ont vraiment créé la frontière entre le rock et la pop électronique, c’est énorme ! Phoenix aussi, c’est un peu le même délire bien que plus pop.

LA : « Iceland » , « Jungle » ou encore « Oceans » ont signé les escales de ton premier album éponyme. Comment décrirais-tu ce voyage ?

PB : Je vois ça vraiment comme une introduction, comme une incitation aux voyages. Avec ce disque et ces morceaux là, j’ai voulu emporter dans une destination, créer des paysages, des trucs très visuels et atmosphériques, tout en ajoutant un peu de pop dynamique. Aujourd’hui chaque culture que je découvre me pousse à aller plus loin dans ces métaphores.

LA : L’automne prochain signera définitivement ton entrée dans la cour des Grands, tant sur scène que civilement. Prêt pour fêter ta majorité sur les planches des Zéniths de France ?

PB : Oui la tournée est juste après mes 18 ans soit le 10 novembre ! Ecoutes, je pense plus à ma tournée qu’à ma majorité tu vois (rires). En tout cas les Zéniths je les prépare tous énormément aujourd’hui, j’y pensais déjà beaucoup avant. Ca va être un pas supplémentaire pour moi, j’aime bien toujours aller de l’avant sans jamais vraiment proposer la même chose. Là pour les Zéniths tu changes de salle, tu change d’impact, tu changes de show quoi. T’essaies de le faire évoluer quoi ! Si les gens sont là c’est pour s’en prendre plein la gueule et c’est ce que j’essaie de faire un maximum du haut de mes petits 17 ans (rires). En tout cas ça va être super cool et il y a une tournée européenne aussi qui se prépare, alors la majorité ce sera encore des découvertes et du voyage tu vois !

À propos de l’auteur

I've always loved writing. As I've always dreamn to be part of the crowd, at Woodstock, bare feet, carried away by the music and fixed in the moment. I would have loved to live at the time of « Gainsbarre »... I listen to Tame Impala and dance in my knickers in the morning to Baxter Dury when I'm alone. It's my reason to get up in the morning, after coffee.