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Notre retour sur les Eurockéennes 2016

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Les Eurockéennes de Belfort, c’est l’un des dix plus grands festivals de France avec un peu plus de 100 000 participants chaque année ! Comme à son habitude l’événement s’est tenu sur l’île de Malsaucy à quelques kilomètres de Belfort en Franche-comté. Histoire de bien démarrer l’été, on a sorti notre tente, préparé crème solaire et notre sac de couchage avant de se lancer dans l’aventure ! 

île MALSCAUSY

Le festival vu depuis le rivage extérieur © Victoria Miguel

Vendredi

Après notre arrivée au camping on s’installe le plus vite possible avant de se précipiter vers le festival et de découvrir la légendaire « marche sur les rails », sorte de pèlerinage obligatoire (à moins d’arriver à monter dans la navette) pour arriver sur les lieux de l’événement. La route est plutôt longue et on est ravis d’arriver sur l’île de Malsauçy. La foule est si compacte à l’entrée du festival que l’on ne peut arriver qu’à 21h pour le concert de Vald, l’une des nouvelles étoiles montantes du rap français. On se défoule sur la fameuse scène de la plage, le jeune homme reprenant ses titres phares « Par Toutatis« , « Shoot un Ministre », le désormais célèbre « Bonjour » et d’autres un peu moins connu comme « Écailles » ou « Le Mignon ». Malheureusement, horaires de festival oblige, certaines chansons sont un peu écourtées. On sort tout de même exténués de ce premier live, avant de se diriger vers les (très) nombreux stands qui parsèment le festival : tous les goûts sont réunis pour que chacun puisse se restaurer comme il le souhaite : cuisine des îles (rougail, poulet coco…), street food américaine (hot dog, burger), les traditionnels Kebab…

Scene de la plage

La scène de la plage pendant le concert de Vald © Victoria Miguel

Après le repas, on court vers la grande scène histoire de s’assurer avoir une bonne place pour les Insus (qu’on a quand même du mal à ne pas appeler Téléphone). On constate assez vite qu’on a bien fait de se dépêcher, une véritable foule se presse pour assister au concert, ou le groupe fait preuve d’une belle énergie. On assiste à de véritables moments de communion avec le public lorsque tout le monde reprend en chœur les plus grands tubes de la formation : « Un autre monde« , « New York avec toi« … On apprécie de redécouvrir la voix de Jean Louis Aubert quasiment inchangée et un Louis Bertignac toujours aussi dynamique sur scène, encore armé de sa fameuse Gibson SG, qu’on est tout de même un peu surpris de le voir troquer contre une LesPaul à l’occasion de certains morceaux.

On se balade ensuite de concert en concert pour finir avec l’électro dévastatrice de Mr Oizo, l’ambiance est électrique et surchargée lorsque la fameuse voix froide et synthétique prononce le désormais bien connu « Vous êtes des animaux« . La foule, présente en masse jusque 3 heures du matin se déchaîne sous une véritable avalanche de basse et de synthétiseur. Moment presque religieux, la pluie qui devient de plus en plus virulente au même rythme que la musique, pour finir par devenir torrentielle, au moment où tout le monde saute dans tout les sens… magique. On quitte le festival encore euphorique de cette première soirée !

greenroom scene

La scène Greenroom où l’on a pu voir : M83, Action Branson, The Kills… © Joan Cividino

Samedi

Le deuxième jour, on profite du début de journée pour explorer un peu le camping, et donc découvrir un petit « village » niché au sein de celui-ci. En plus de pouvoir s’y laver, on peut également y trouver divers food truck ainsi qu’un bar et un espace dédié… à des jeux de société ! S’en suit une soirée de concerts mémorable, où des groupes à la réputation déjà bien installé (Foals, Beck) côtoient d’autres en devenir qui, pour certains sont de jolies surprises : on pense notamment ici au rap entraînant de Vince Staples, armé de son tube « Señorita« , ou à celui de Section Boyz. Mais aussi La pop/rock plutôt originale de The Allah Las ou l’electro/pop de Son Lux, la nouvelle vedette des festivals ces derniers temps. Grande star française de la soirée : Louise Attaque, que l’on est heureux de voir commencer le concert avec l’un de ses classiques, immédiatement repris en choeur par la foule devant la grande scène : « J’ai accepté par erreur… ton invitation« . Autre occasion de se perdre dans le public : Disclosure et leur électro festive et tubesque à souhait pour finir la soirée en apothéose.

Eurockéennes vue du ciel

Le site du festival vue de haut

Dimanche

On est un peu déçus de savoir que dès le lendemain, on devra rentrer chez soi, nettoyer nos chaussures de la boue et recommencer à écouter de la musique avec une enceinte qui désormais, nous parait bien ridicule. On se rassure néanmoins et on se prépare pour une fin d’après midi spécialement conçu pour les amateurs de rap : Action Bronson sur la scène de la plage et Nekfeu sur la scène principale. Ce dernier concert, malgré la présence d’un soleil encore brûlant est probablement l’un des plus explosifs du festival : c’est la chanson « Martin Eden » qui sert d’introduction à un show brûlant pendant lequel l’artiste fera intervenir de nombreux membres de 1995 ou du S-Crew. C’est donc à un concert de folie que l’on assiste, particulièrement pendant la chanson « Tempête » où la foule est terriblement agitée. Lorsque le rappeur lui demande de former un cercle puis de se jeter à l’intérieur on se croirait pris dans un véritable Maelstrom de bras et de jambes. Le concert s’achève par la chanson engagé « Nique les Clones » et bien entendu par « On verra« , histoire de contenter les plus jeunes.

On ressort exténué du concert mais encore prêts à voir les artistes suivants : The Kills et leur duo si attachant, bien entendu Tame Impala dont le concert s’achève avec une pluie de cotillons et de confettis, M83 avec le tube « Midnight City » et son électro capable de transformer un live en véritable moment religieux. A la fin de la soirée, les groupes se déchirent et les familles se séparent : c’est le moment de choisir entre « La Grange » de ZZ Top et « Loud Pipes » de Ratatat… C’est peut être là l’un de seuls défauts du festival : le peu de temps de battements entre chaque concert et le fait de faire passer plusieurs artistes au même moment, contraignant ainsi les spectateurs à « partager » certains concerts en deux, histoire d’être sûrs d’avoir vu la majorité des artistes.

programmation complète eurockéennes

La programmation complète

En bref, malgré la boue, le soleil, la pluie le festival s’est révélé exceptionnel de par sa programmation, son ambiance, et la bonne humeur des festivaliers : A mettre dans votre agenda des festivals de l’été !

À propos de l’auteur

Passionné de musique en tout genre: rock, metal, reggae et surtout rap. Etudiant en infocom à mes heures perdues, je m'investis surtout dans la musique (arthur poletti sur Youtube) et les techniques du son.